Coordination Sociale des Marolles de Bruxelles

14.3 Les Mardis du musée au MJB

« Comment transmettre et partager la mémoire de la Shoah aujourd’hui? L’été 42, Rafle dans les Marolles : trois années d’enquête »

Un documentaire radiophonique de longue durée.

14 mars 2017 à 12h30

Par Richard Kalisz (réalisateur, metteur en scène, professeur honoraire INSAS), en présence de Joost Loncin, auteur du livre « Rafle dans les Marolles »

Le soir du 3 septembre 1942, à 20h30 précises, s’est déclenchée la grande rafle des Juifs qui habitaient les Marolles.

Quatre mille Juifs vivaient dans ce quartier traditionnel de Bruxelles. La rue Blaes, la rue de la Querelle, la rue des Tanneurs, la rue de Lenglantier, la rue du Poinçon, la place du Jeu de Balle, la rue des Renards, la rue Terre Neuve, la rue Haute, la rue du Lavoir, la rue du Miroir, la rue Saint-Ghislain, la rue du Temple, la rue des Capucins …, connaissaient une intense activité des artisans juifs venus d’Europe de l’Est.

Cette rafle d’envergure, dont les camions, puis les trains, ont abouti directement aux chambres à gaz, a été rendue possible par l’inscription de tous au registre de l’AJB. Il aura alors suffi à la Gestapo de boucler, en une seule nuit, le quartier, maison par maison, munis des adresses répertoriées sur toutes les fiches, en frappant à chaque porte. 

Aujourd’hui que le vent a soufflé autour de la place du Jeu de Balle, et que tout s’oublie, que d’autres vagues d’habitants sont venues avec des histoires totalement différentes, les deuxième et troisième générations tentent de renouer des fils en comblant les trous de la mémoire avec des pavés, sur des trottoirs étroits ou durs aux miséreux. 

Il en reste des fragments, des traces. Pour les explorer, les découvrir et les déchiffrer, il faut y aller à pied, de porte en porte, en se hâtant lentement : en regard des vitesses de la modernité qui assassine toute mémoire. Et parfois en ne retrouvant rien ou si peu. 

L’été 42, dit, non pas « le devoir de mémoire », mais son partage. 

En écho, dans le fracas des rues désertées, ou habitées autrement, il dit l’appel des noms. Malgré l’écrasement assourdissant des travaux et des voitures indifférentes. 

Infos et réservations : Musée Juif de Belgique
Rue des Minimes 21 – 1000-B
02 500 88 27
edu@mjb-jmb.org
www.mjb-jmb.org

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